Voici que surgissent nos frères résistants de Moussa Dagh[4]
Voici ceux de Chabin-Karahissar de Van de Chatakh
Voici ceux de Zeitoun d’Urfa de Sassoun de Mouch
Vous vous êtes battus héroïquement désespérément
Voici mes frères qu’on vous enterre à nouveau
Serons-nous toujours un peuple voué à l’enfer ?
Prenons garde mes frères de ne jamais accepter l’inacceptable
Sinon le glas résonnera à nouveau sous d’autres cieux Mes frères venez demander justice et reconnaissance
Justice justice justice pour le peuple arménien
2006
[1] Ministre de l’Intérieur, Talaat Pacha envoie le télégramme suivant aux cellules du parti des « Jeunes-Turcs » :
« Le gouvernement a décidé d’exterminer entièrementles arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’opposeront à cet ordre ne pourront plus faire partie de l’administration.Il faut mettre fin à leur existence, quelque tragique que puissent être les moyens d’extermination, sans égard pour les femmes, les enfants et les infirmes. Les scrupules de conscience n’ont pas leur place ici ».
[2] Le Comité « Union et Progrès » nom officiel du parti des « Jeunes Turcs », parti au pouvoir dont Talaat, Enver et Djemal constituaient le Triumvirat, dirigea l’Empire Ottoman durant la 1ère guerre mondiale.
[3] Le Sultan Abdul Hamid, surnommé « le Sultan rouge », entreprend des vagues de massacres, de meurtres massifs d’arméniens, en 1895 et 1896. Il impose un régime de terreur jusqu’en 1908. 2 à 300.000 victimes.
Des massacres eurent lieu en Cilicie, en avril 1909, 30.000 victimes.
[4] Principalement dans ces villes, les arméniens refusèrent la déportation, se révoltèrent et résistèrent désespérément avec des moyens dérisoires. La résistance de Moussa Dagh est un épisode héroïque internationalement connu et immortalisé grâce au fameux livre du romancier Franz Werfel, « Les quarante jours du Musa Dagh ».
C’est avec joie que je vous accueille.
Avant tout, permettez-moi de me présenter en vous proposant une brève biographie.
Je suis né à Paris en 1931, de parents d’origine arménienne, ma mère était née à Istanbul, mon père, rescapé du génocide arménien, à Ortaköy.
J’ai acquis la nationalité française tout de suite après ma naissance, par déclaration devant un Juge.
Après des études à l’Ecole Victor Hugo à Alfortville, passionné de piano, j’entrepris des études musicales, d’abord à l’Institut Courbin, ensuite à l’Ecole Normale de musique de Paris où je me spécialisais en musique de chambre, en particulier dans la forme sonate piano/violon.
J’ai donné sous l’égide du « Tryptique » des concerts de sonates avec des violonistes, obtenant des critiques favorables.
J’enseignais la musique aux enfants pendant 25 ans en utilisant des méthodes modernes.
Mes centres d’intérêt : la famille, la poésie, la littérature, la philosophie, les sciences dont l’astronomie et la physique nucléaire, l’informatique, la photo numérique, la nature, l’Amérique du Sud et particulièrement la Colombie.
Je suis marié, retraité, une fille et 3 petits-enfants.
C’est l’amour de la poésie qui m’a incité à créer ce site pour vous faire connaître mes poèmes qu’un éditeur « Mémoires et cultures » a publiés sous le titre « Témoignage ».
Je vous en livre la préface ainsi que quelques poèmes, en souhaitant qu’ils retiennent votre attention. J’attends vos remarques et critiques. N’hésitez pas à m’écrire.